Magnifique pièce, émouvante, sur le thème de l’exil
Située au moment de la dictature de Videla en 1976 en Argentine, elle nous raconte la vie des partisans du mouvement de résistance des Montoneros à travers les yeux d’un petite fille de 7 ans. On y perçoit la peur, les exécutions, les disparitions …
La pièce commence par l’histoire d’une imprimerie clandestine cachée au milieu d’un élevage de lapins (« les argentins ne mangent pas les lapins, ils préfèrent le bœuf » )
On suit cette petite fille en Argentine d’abord puis en exil en France dans les années 80.
La Maison aux lapins est l’adaptation théâtrale des romans autobiographiques de Laura Alcoba. À travers le regard d’une enfant, le spectacle nous plonge dans l’Argentine des années 70, marquée par la dictature militaire, puis dans l’expérience de l’exil en France.
Entre silence, peur et imaginaire, une petite fille apprend à grandir dans la clandestinité, puis à se reconstruire dans une langue et un pays nouveaux. Ce récit d’enfance met en lumière la manière dont la violence politique s’inscrit dans l’intime, dans le corps et dans la construction de l’identité.
Dans une mise en scène épurée, les personnages surgissent comme des fragments de mémoire, portés par la voix et le geste.
Entre récit personnel et mémoire collective, La Maison aux lapins invite à une expérience sensible, où le théâtre donne forme à ce qui reste souvent invisible.
Salle : Salle Lila Nett – S’y rendre